« La jeunesse nous occupe et nous préoccupe nuit et jour »
13/05/2022
La nécessité d’améliorer l’insertion ou de renforcer la protection de l’enfance demeure au cœur des travaux des Assises des Solidarités. Une journée de travaux y a été dédiée ce vendredi 13 mai à Louviers.
Pour mieux aider ceux qui en ont besoin, le Conseil départemental de l’Eure a lancé une grande réflexion collective. Depuis le 4 mars, les Euroises et les Eurois sont invités à participer aux Assises des Solidarités.
« Il faut parler des jeunesses »
Dans une salle du Hub 4.0 pleine, François-Xavier Priollaud, maire de Louviers, et Anne Terlez, vice-présidente, ont lancé ce 3ᵉ rendez-vous des Assises.
« La jeunesse est un marqueur de notre territoire.
Pauvreté, santé, accès à l’emploi, confiance en l’avenir… creusons un peu.
Collégiens, lycéens, étudiants, sans formation, monde rural, villes, engagement pour des causes variées, isolement…
Notre jeunesse est hétérogène : il faut parler des jeunesses.
Aujourd’hui, avec ces Assises, nous comptons regarder sans fard nos manques, nos échecs et ce que nous devons améliorer.
Ce constat doit nous permettre d’être encore plus vigilants et meilleurs dans les réponses apportées aux enfants de notre département. »
(Image à importer prochainement)
La responsabilité de l’éducation de l’enfant
Lors de la table ronde, la psychopédagogue et présidente de l’UROPSS, Annette Glowacki, expliquait :
« La responsabilité de l’enfance doit être partagée entre les parents et la puissance publique.
La réponse aux problématiques de l’enfance doit aussi être communautaire et sociétale. »
Marie-Paule Martin-Blachais, médecin et auteure du rapport gouvernemental de 2017 sur les besoins fondamentaux de l’enfant en protection de l’enfance, rappelait :
« L’éducation de l’enfant incombe aux parents, mais la puissance publique détient un droit de regard.
Nous devons conserver en tête la Convention internationale des droits de l’enfant.
Protection, soin, éducation, développement, épanouissement, développement des aptitudes physiques et mentales…
tout y est inscrit.
Nous avons défini une carte des besoins fondamentaux :
— besoin d’estime de soi et de valorisation ;
— besoin d’expériences et d’exploration du monde ;
— besoin d’un cadre et de limites ;
— besoin d’identité.
Tous pointent vers trois métabesoins :
besoin affectif, besoin de protection, besoin physiologique et de santé.
Nous devons tous travailler à la mise en œuvre de ces métabesoins. »
Après une table ronde passionnante, des échanges nourris ont eu lieu avec la salle.
Cette 3ᵉ journée des Assises des Solidarités a permis de riches discussions entre les acteurs de l’enfance.